OLD TIME GENTLEMEN

Chapitre 20 - AMERIQUE

  Les quatre garçons regardaient toujours avec la même lassitude Steve qui continuait à déblatérer à propos de livres qu'il écrivait ainsi que de qui il était. Ils avaient ainsi pu apprendre qu'il était en vérité le fils du directeur des services secrets qui s'étaient, il y a plusieurs années, investis de la mission de « sauvetage » de la Terre lors des cycles. Le jeune homme avait commencé à parler et ne s'était plus arrêté ; ils avaient appris également que le père de Steve n'avait pas l'intention de laisser les trois immortels s'occuper de rendre son cours normal au cycle. Celui-ci avait trouvé une manière de bloquer la magie grâce aux technologies et avaient développé des techniques qui n'avait fait que repousser l'apparition du cycle. Comme Nathanaël le pensait, c'était cela qui rendait la magie si incontrôlable.

 

  - Ok, tais-toi, déclara Pietro dans un large geste de la main qui eut pour effet de couper le son sortant de la bouche de Steve sans pour autant qu'il s'en rende compte.

  - Vas-y, pourquoi tu peux utiliser la magie, toi ? s'enquit Jason. Je croyais que t'étais immortel, comme nous ?

  - Il a dû y avoir une manipulation particulière lorsqu'il a fait le rituel... que nous on n'a pas fait. Ou qui n'était pas possible, ajouta Robin.

  - Ouais. Bah c'est pas juste !

  - Tu vas pas bouder... soupira Alexandra tandis qu'elle aidait Rebecca à se débarrasser de ses lianes.

  - Oh, vous vous êtes libérées ! s'exclama Nathanaël.

  - On vous a pas attendu... siffla Dorothée en s'approchant d'eux. Bon, vous allez le faire votre rituel ou pas ?

  - Et lui, on en fait quoi ? demanda Rebecca en pointant son index vers Steve.

  - Je l'ai mis sur mute, sourit Pietro. Et un voile aussi sur ses yeux. Il croit qu'on est encore là à l'écouter. Mes pouvoirs sont plus développés que les siens. Vu que c'est pas ma première fois, je maîtrise mieux. Et je pense que je les ai bien assommés les autres. Et, au pire, Princesse-Malaïka Prout les ré-assomme s'ils se réveillent.

  - Princesse...

  - Malaïka...

  - Prout ?

  - Bah quoi ?

 

  Robin, Nathanaël et Jason regardait Pietro comme s'il sortait tout droit d'un asile. Les trois demoiselles s'empêchaient de rire, principalement. Le jeune étudiant était vraiment un énergumène et cela promettait des moments intéressants.

 

  - Bref. Vous avez tout ce qu'il faut ? demanda le propriétaire du pégase. La coupe, la pierre et la fleur ?

  - La fleur ?

  - Merde ! s'exclama Jason. On a oublié la fleur. Elle est où déjà ?

  - Aux dernières nouvelles, à Paris, déclara Nathanaël. Je crois qu'elle était entreposée au Jardin des Plantes...

  - C'est grand le Jardin des Plantes... ajouta la journaliste.

  - Je crois me souvenir où elle est ; c'est moi qui l'y ai mise après tout... dit Robin avant de tendre la pierre angulaire. Tiens, Nate, je te laisse la pierre. Vois avec Jason pour ouvrir le coffre de la coupe, c'est toi qui l'as scellé, non ?

 

  Nathanaël examina rapidement la pierre puis l'intérieur du sac que Jason lui montrait, tandis que Robin montait à nouveau sur le deux-roues. L'archéologue passa une jambe de l'autre côté de l'engin et le démarra. Il se tourna vers ses trois confrères.

 

  - Je me dépêche ; je vous confie Dora.

 

  Sur ces mots, la moto disparut dans un crissement de pneus. Il lui fallut environ dix minutes pour rejoindre le Jardin des Plantes. Il n'eut aucun problème pour entrer dans l'édifice vitré. Il se souvenait que la plante était entreposée quelque part du côté des plantes exotiques. Il espérait vraiment que personne ne l'ait bougée de place.

  Malheureusement pour lui, après plus de dix minutes à chercher en vain la fameuse plante, il ne la trouva pas. La frustration commençait clairement à transparaître sur les traits de son visage. Le jeune homme n'étant pas forcément quelqu'un de particulièrement patient à l'origine. Au bout d'un certain temps, Robin trébucha sur des racines et découvrit une sorte de petite alcôve créée par de longues feuilles pendant d'un arbre dont Robin ignorait le nom.

  Là, au centre de cette niche se trouvait la fameuse plante qu'il cherchait. Dressée fièrement, son doré était si vif qu'il semblait lumineux. Robin tendit le bras pour attraper la base de la tige. Celle-ci, sans qu'il eut à forcer, se détacha de la terre protectrice. Robin se redressa et se dépêcha de retourner là où il avait laissé la moto. Faisait attention à ne pas écraser la fleur, il reprit la route. Après finalement près que quarante minutes d'absence, il engagea le deux-roues, par les portes ouvertes de la cathédrale, le long de l'immense allée avant de faire déraper ses roues au pied du parvis de l'autel.

© 2020 by Maderose. Proudly created with Wix.com

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now